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- 22.1.2012: LA COLONISATION PAR LA DESTRUCTION DE LA LANGUE ET DE LA CULTURE .
- 6.1.2012: LA BRETAGNE DOIT PRENDRE SEULE EN CHARGE LA GESTION DE TOUTES SES AFFAIRES . L'INCOMPETENCE DOIT ÊTRE CHASSEE, san PITIE .
- 31.12.2011: L'HISTOIRE MYTHOLOGIQUE DES BRETONS : UN CRITERE PUISSANT DE L'IDENTITE BRETONNE, qui n'est EN AUCUN CAS l'identité française .
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PROPOSITION DE 2007 POUR LA RECONNAISSANCE DU GENOCIDE BRITO-VENDEEN .
25.1.2012 par admin.
Document
mis en distribution
le 28 février 2008
N° 387
_____
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 novembre 2007.
PROPOSITION DE LOI
relative à la reconnaissance
du génocide vendéen de 1793-1794,
(Renvoyée à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
PRÉSENTÉE
PAR MM. Lionnel LUCA, Hervé de CHARETTE, Mme Laure de LA RAUDIÈRE, MM. Alain MOYNE-BRESSAND, Jean-Frédéric POISSON, Jacques REMILLER et Francis SAINT-LÉGER,
députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
La définition du terme « génocide » établie par le tribunal international de Nuremberg est la suivante : « On appelle crime de génocide la conception ou la réalisation partielle ou totale, ou la complicité dans la conception ou la réalisation de l’extermination d’un groupe humain de type ethnique, racial ou religieux ».
Notre code pénal (art. L. 211-1) en donne quant à lui la définition suivante : « constitue un génocide le fait, en exécution d’un plan concerté tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux, ou d’un groupe déterminé à partir de tout autre critère arbitraire, de commettre ou de faire commettre, à l’encontre de membres de ce groupe, l’un des actes suivants : atteinte volontaire à la vie ; atteinte grave à l’intégrité physique ou psychique ; soumission à des conditions d’existence de nature à entraîner la destruction totale ou partielle du groupe ; mesures visant à entraver les naissances ; transfert forcé d’enfants. »
Ces définitions correspondent parfaitement aux actions menées par la convention à partir du 1er août 1793. À ceux qui ne manqueront pas de rétorquer que la population de la Vendée militaire ne constituait pas à proprement parler un groupe ethnique, signalons que l’adjudant général Hector Legros considérait en l’an III que « le pays que nous appelons Vendée est formé de la presque totalité de la Vendée, de la moitié des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire et d’une grande partie de la Loire-Inférieure » 1.
Deux lois furent votées par la Convention en préparation du « génocide vendéen » : celle du 1er août 1793 : « Anéantissement de tous les biens… » et celle du 1er octobre 1793 : « Il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre : le salut de la Patrie l’exige ; l’impatience du peuple français le commande ; mon courage doit l’accomplir ».
Le point de départ du génocide est le décret du 1er août 1793 voté sur proposition de Barrère de Vieuzac après un discours incendiaire : « Ici, le Comité, d’après votre autorisation, a préparé des mesures qui tendent à exterminer cette race rebelle, à faire disparaître leurs repaires, à incendier leurs forêts, à couper leurs récoltes et à les combattre autant par des ouvriers et des pionniers que par des soldats. C’est dans les plaies gangreneuses que la médecine porte le fer et le feu, c’est à Mortagne, à Cholet, à Chemillé que la médecine politique doit employer les mêmes moyens et les mêmes remèdes. L’humanité ne se plaindra pas; les vieillards, les femmes et les enfants seront traités avec les égards exigés par la nature. L’humanité ne se plaindra pas; c’est faire son bien que d’extirper le mal ; c’est être bienfaisant pour la patrie que de punir les rebelles. Qui pourrait demander grâce pour des parricides… Nous vous proposons de décréter les mesures que le comité a prises contre les rebelles de la Vendée; et c’est ainsi que l’autorité nationale, sanctionnant de violentes mesures militaires portera l’effroi dans les repaires de brigands et dans les demeures des royalistes. » 2
Le décret du 1er août 1793 relatif aux mesures à prendre contre les rebelles de la Vendée stipulait dans son article 1er que : « Le ministre de la guerre donnera sur le champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste dans la Vendée… » Article VI : « Il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. » Article VII : « Les forêts seront abattues ; les repaires des rebelles seront détruits ; les récoltes seront coupées par les compagnies d’ouvriers, pour être portées sur les derrières de l’armée et les bestiaux seront saisis. » Article VIII : « Les femmes, les enfants et les vieillards seront conduits dans l’intérieur. Il sera pourvu à leur subsistance et à leur sûreté, avec tous les égards dus à l’humanité. » Article XIV : « Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République ; il en sera distrait une portion pour indemniser les citoyens qui seront demeurés fidèles à la patrie, des pertes qu’ils auraient souffertes. » 3
Ce décret, malgré une déclaration de bonne conduite (« avec tous les égards dus à l’humanité »), était un véritable appel au meurtre, au vol institutionnalisé et à la déportation des non-combattants, ce que l’on pourrait qualifier de nos jours d’« épuration ethnique ».
Ce décret sera suivi par celui du 1er octobre 1793 – décliné sur le mode du discours de Caton auprès du Sénat romain (« delenda est Carthago ») : « Détruisez la Vendée, Valenciennes et Condé ne sont plus au pouvoir de l’Autrichien. […] Enfin chaque coup que vous porterez à la Vendée retentira dans les villes rebelles, dans les départements fédéralistes. La Vendée et encore la Vendée, voilà le charbon politique qui dévore le cœur de la République française; c’est là qu’il faut frapper. » 4
Après la prise de Laval le 23 octobre, et la défaite républicaine d’Entrammes, le 26 octobre 1793, un nouveau décret daté du onzième jour du deuxième mois, portera que « toute ville de la République qui recevra dans son sein les brigands ou qui leur donnera des secours sera punie comme ville rebelle. En conséquence, elle sera rasée et les biens des habitants seront confisqués au profit de la république » 5.
Les mesures préconisées furent appliquées à la lettre par les représentants en mission auprès des armées et dans les départements.
Le 9 frimaire an II (29 novembre 1793), le représentant Fayau écrit aux administrateurs du département de la Vendée : « Vous savez comme moi citoyens que les brigands appelés de la Vendée existent encore quoique on les aie tués plusieurs fois à la tribune de la Convention. […] Je vous engage à prendre les mesures les plus promptes et les plus énergiques pour que les armées catholiques et royales dans le cas où elles rentreraient dans la Vendée n’y trouvent plus qu’un désert. […] Il serait bon, citoyens, que des commissaires nommés par vous se transportassent de suite dans toutes les parties de votre département pour en faire retirer toutes les subsistances et pour faire arrêter tous les citoyens qui ont pris part directement ou indirectement aux troubles de la Vendée. Il faut purger la Patrie… » 6
Le représentant Francastel n’est pas en reste. Le 25 décembre 1793, il écrit au Comité de salut public : « Je fais débarrasser les prisons de tous les infâmes fanatiques qui s’étaient échappés de l’armée catholique. Pas de mollesse, que le torrent révolutionnaire entraîne tout ce qui lui résiste scandaleusement. Purgeons, saignons jusqu’au blanc. Il ne faut pas qu’il reste aucun germe de rébellion… » 7
En novembre 1793, le général Turreau est nommé commandant en chef de l’armée de l’Ouest avec la charge de faire appliquer le décret du 1er août. L’ordre de départ est donné le 21 janvier 1794, cette première phase sera appelée « la promenade militaire » alors qu’à cette date la Grande Armée catholique et royale n’est plus qu’un nom. Turreau divise l’armée en six divisions de deux colonnes chacune, qui ont pour mission de ratisser le territoire et d’exterminer la population. Ce sont les « colonnes infernales » qui vont se livrer au génocide des Vendéens. L’ordre du jour du général Grignon, commandant la 2e division est très clair : « Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui est susceptible d’être brûlé et de passer au fil de l’épée tout ce que vous rencontrerez d’habitants. » Les rapports des généraux républicains commandant les Colonnes sont aussi particulièrement explicites : « Nous en tuons près de 2000 par jour. […] J’ai fais tué (sic) ce matin 53 femmes, autant d’enfants. […] J’ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j’ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions… »
Le général Westermann, dans sa lettre à la Convention du 23 décembre 1793, suite à l’extermination des Vendéens ayant survécu à la virée de galerne à Savenay, précisait que : « Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains, elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »
Lequinio, représentant du peuple dans la Charente et la Charente-Inférieure, est encore plus explicite dans sa lettre du 8 ventôse an II (26 février 1794) : « Je crois que par séduction, argent, violence ou autrement, on avait pu s’emparer des chefs, il serait possible de n’exterminer que les étrangers, car quoique l’on puisse en croire, ce sont les hommes du pays même qui sont le moins dangereux ; ils seraient réduits à l’instant s’ils s’étaient laissés à eux-mêmes; mais ce sont les prêtres, les nobles, les étrangers et les déserteurs mêlés au milieu de nous qui rendent leur réduction impossible. Il faut donc nécessairement les égorger tous. C’est le parti que facilite l’arrêté que mes collègues Garrau, Hentz et Francastel viennent de prendre, en faisant retirer dans l’intérieur de la république tous les réfugiés de ce pays, réduits au désespoir, ainsi que le sont les habitants de se pays pervertis par les scélérats étrangers qui sont au milieu d’eux et qu’il n’eut pas été possible d’en séparer. Il est impossible maintenant qu’on use envers eux des moyens que l’on pouvait employer autrefois de concert avec la poursuite des étrangers. Il faut donc se décider à tout massacrer. » 8
Le décret du 2 ventôse an II (20 février 1794) ordonnait la déportation des innocents et des bons citoyens de manière à ne plus laisser dans les pays révoltés que « les rebelles que l’on pourra plus aisément détruire » 9.
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La République française reconnaît, à travers plusieurs lois, les différents événements qui ont marqué l’histoire internationale : Shoah, esclavage, génocide arménien… Ces lois mémorielles permettent de mettre en exergue les souffrances subies par des peuples.
Les exemples cités supra montrent la volonté incontestable de la Convention d’anéantir une population; ce qu’explique en 1794 Gracchus Babeuf dans un pamphlet, Du système de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier, dans lequel il dénonce les exactions commises par Jean-Baptiste Carrier lors de sa mission à Nantes, dont il affirme qu’elles renvoient à un système de dépopulation qu’il nomme « populicide ».
Comme le mot « génocide », forgé par Lemkin en 1944, il est employé pour désigner une forme de crime dont l’appréhension est inédite, le meurtre de masse visant un peuple dont le seul tort est son origine ethnique, raciale, religieuse ou politique. Pierre Chaunu, historien et membre de l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1982, n’a pas hésité à parler de génocide franco-français dans l’avant-propos du livre de Reynald Secher 10 qu’il a signé : « Nous n’avons jamais eu l’ordre écrit de Hitler concernant le génocide juif, nous possédons ceux de Barrère et de Carnot relatifs à la Vendée. »
Les moyens utilisés pour ce faire, rapportés notamment par Reynald Secher (cf. ouvrage cité supra), ou par Michel Ragon (1793, L’insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté, Albin Michel, Paris, 1992), ont été nombreux : épuration par mutilation sexuelle, création du premier camp d’extermination de l’histoire moderne à Noirmoutier, premiers essais de gazage de masse (insuccès, dû au gaz employé et à l’absence de confinement), premières crémations avec les fours à pain et les églises (exemple de l’église des Lucs-sur-Boulogne où furent brûlés vifs 563 villageois), noyades collectives avec les « noyades des galiotes » ou en couples avec les « mariages républicains dans la Loire, création au Ponts-de-Cé d’ateliers de tannage de peau humaine – peau dont se vêtissent les officiers républicains – et d’extraction de graisse par carbonisation des corps des villageois massacrés à Clisson. À force de tueries, des municipalités, pourtant républicaines, et des représentants du Comité de salut public finissent par s’émouvoir. Turreau est relevé de ses fonctions en mai 1794, puis décrété d’arrestation en septembre. Jugé en décembre 1795, il est acquitté à l’unanimité.
La République sera d’autant plus forte qu’elle saura reconnaître ses faiblesses, ses erreurs et ses fautes. Elle ne peut continuer de taire ce qui est une tâche dans son histoire. Elle doit pour cela reconnaître le génocide vendéen de 1793-1794, et témoigner à cette région – qui dépasse l’actuel département de la Vendée – dont la population a été victime de cette extermination, sa compassion et sa reconnaissance pour avoir surmonté sa douleur et sa vengeance en lui donnant des hommes aussi prestigieux que Georges Clemenceau ou Jean de Lattre de Tassigny qui servirent la Patrie et défendirent la République.
PROPOSITION DE LOI
Article unique
La République française reconnaît le génocide vendéen de 1793-1794.
1 . Mes rêves dans mon exil, BM de la Rochelle, cote 27628 C/13.
2 . Gazette nationale ou le Moniteur universel du vendredi 9 août 1793.
3 . L 28-AD85.
4 . Moniteur universel du 16 du premier mois de l’an II, n° 280.
5 . L 31-AD85.
6 . L 380-AD85.
7 . Fonds Uzureau, 2F14 37-AD49.
8 . Archives nationales AA 53.
9 . Lettre de Hentz et Francastel du 7 ventôse an II, L 475-AD35.
10 . Le génocide franco-français : la Vendée Vengée, Réédition Perrin 2006.
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LA COLONISATION PAR LA DESTRUCTION DE LA LANGUE ET DE LA CULTURE .
22.1.2012 par admin.
LA BRETAGNE COLONIE (9 janvier 1514 - 2012).
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Les historiens bretons, lorsqu’on consulte leurs ouvrages (en particulier LA BORDERIE), jouent le jeu de la pudeur : il y va, non plus de leur vie - à moins qu’ils ne franchissent les limites imposées par la France, d’un manière implicite ou explicite, mais de leur carrière, de leur destin dans la société, de leur survie professionnelle .. Presque tous font mine de considérer que la Bretagne est devenue, tout simplement, une “province” du pays voisin ..
Or, la situation est tout autre : à partir de l’arrivée de Louis XIV et de Colbert au pouvoir, la Bretagne n’est pas une “province” du royaume de France, MAIS UNE COLONIE, au sens le plus strict du terme. La proximité de la Bretagne et de la france NE CHANGENT RIEN A L’AFFAIRE ..
………………. (A compléter) ……..
L’OEUVRE CIVILISATRICE DE LA FRANCE, VUE PAR LES OCCITANS.
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(…) Le premier travail de l’instituteur fut d’apprendre aux jeunes Occitans, Bretons, Basques et Corses que la langue qu’ils parlaient était un vulgaire patois (…) que pour réussir il fallait parler le français et oublier sa langue maternelle (…) Les vieux s’en souviennent (du senhal). Le fond de leur aliénation fut atteint à l’école, où on leur inculqua la honte de leur langue, de leur accent, les obligeant à rejeter consciemment leurs attaches, leur façon d’être, à renier leur univers culturel et leur personalité de peuple.
(…) Nous sommes treize millions d’Occitans spoliés de leur culture par l’école de Jules Ferry, école qui a tenu les jeunes dans l’ignorance totale de la culture de leurs parents, brisant le lien des générations. L’idéologie de l’école bourgeoise était de tuer les minorités, de les écraser dès l’école pour mieux les broyer dans la machine sociale. L’enseignement primaire était un désert culturel : niaiserie des leçons de morale (!), morceaux choisis - trop bien choisis - de littérature, histoire de France mensongère et tronquée comme il n’est pas permis (…)
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LA COLONISATION DU COMTE DE NICE PAR LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME .

La Tare Originelle de la République Française
Nous avons subi des persécutions dans notre Comté de Nice à l’occasion des guerres que la France n’a cessé de nous livrer tout au long de notre histoire
(Lalin Fulconis, figure emblèmatique des Barbets)
(et que l’on n’enseigne pas dans l’histoire de france, celle qui est raconté aux petits écoliers Nissart suivant une scolarité obligatoire dans les écoles de la « république française »). L’épopée des « Barbets », nos résistants Nissart n’a pu être mise sous l’éteignoir par l’impérialisme culturel français et leurs faits d’armes sont parvenus jusqu’à notre époque: ils ont souvent payé de leur vie,ainsi que leur proches, la défense de leur terre .
(Résistants Niçois pendus par les troupes révolutionnaires françaises)
Mais, le comportement actuel de la « république française » à l’égard des peuples qui sont sous son administration (Basques, Bretons, Catalans, Corses, Savoisiens et autres Nissart), cette volonté de décider pour eux et de gérer leur vie au travers du tamis de la culture francilienne, ce jacobinisme exacerbé, cette négation systématique de l’identité des « Patries Charnelles » ne datent pas d’aujourd’hui mais étaient bien présent dès l’avènement de cette « république » dont l’idéologie originelle est fondamentalement totalitaire.
(La république française)
Nous avons reçu, de la part de nos amis et frères Bretons, un texte (tiré du blog de Louis Mélennec), fort intéressant, à ce sujet, qui relate les crimes commis par la jeune « république française » et qui sont, en fait, les actes fondateurs de celle-ci. Cette tare originelle, ce refus de la différence, ce mépris pour les autres cultures, a été transmise de génération en génération aux dirigeants du pays occu
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LA BRETAGNE DOIT PRENDRE SEULE EN CHARGE LA GESTION DE TOUTES SES AFFAIRES . L’INCOMPETENCE DOIT ÊTRE CHASSEE, san PITIE .
6.1.2012 par admin.
LA BRETAGNE DOIT, SEULE, PRENDRE EN CHARGE LA PROTECTION DE SES CÔTES ET DE SON LITTORAL. PUIS, PEU A PEU, SE CHARGER DE TOUT LE RESTE, DIPLOMATIE COMPRISE.
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Ce n’est pas l’affaire du cargo maltais échoué sur la plage du Morbihan qui motive la présente note. Ni l’affaire de l’Erika, et autres navires échoués sur les côtes bretonnes. Pas davantage l’insuffisance chronique de quelques épaves politiques bretonnes, qui s’obstinent à faire du sur-place pour mieux avancer. Je ne suis pas de ceux qui disent “prenons de l’avance pour ne pas courir le risque d’être en retard” : DU JOUR OU LA FRANCE A PRIS PIED EN BRETAGNE, celle-ci a commencé a prendre du retard. Aujourd’hui, faites le décompte : 2011 - 1491 (invasion de la Bretagne) = 520 ANS !!!!! Un demi millénaire ! Sommes nous des mutants, incapables de relever les défis ? Certes non ! Les esclaves-nés héréditaires ne sont pas toute la population !
Porter plainte, comme vient de le faire le Conseil régional (contre qui ? contre quoi ? avec quelles chances de succès ? avec une solution dans combien d’années ?) est un cauthère sur une jambe de bois.
L’appareil étatique français est déliquescent. Il ne contrôle plus RIEN. Le pays - Bretagne comprise, hélas - est endetté jusqu’au cou. Il est en faillite depuis quelque temps : le premier ministre FILLON est passé aux AVEUX il y a plusieurs années : le chef de l’ “Etat” lui a tapé sur les doigts, il a du avaler sa salive,et se taire. Cela par la faute de “gouvernants ” totalement incompétents, et irresponsables, qui ont déversé sur le pays, AVEC DE L’ARGENT QU’IL NE POSSEDE PAS, à des fins électoralistes. Qui est responsable de cet état de choses ? Les démagogues qui se sont succédés au pouvoir, vivant de promesses mensongères et de distributions de fonds inexistants.
Le dernier scandale est monstrueux : des sommes extrêmement importantes ont été distribuées aux syndicats et aux comités d’entreprises. M. PERRUCHOT, membre du nouveau centre, a présidé aux travaux d’une commission …
Les choses vont si vite, qu’un scandale chasse l’autre :
- La police des polices (Inspection générale des services) est mise en cause par le Monde du 12 janvier 2012. Des procès verbaux ont été modifiés, des écoutes déformées, une possible affaire de corruption étouffée.
Pouvons nous continuer à voir notre sort lié à celui d’un Etat-voyou ?
LA BRETAGNE DOIT MAINTENANT, AVEC VIGUEUR, AMORCER SA DECOLONISATION. LONDRES AUTORISE UN REFERENDUM SUR L’INDEPENDANCE EN ECOSSE. ET LA BRETAGNE, dans tout ça ???? Parbleu : DEMANDEZ LE A JEAN YVES LE DRIAN : il a la réponse sur la langue.
Je m’engage, si ma santé et mon emploi du temps le permettent, à publier sans trop tarder un article qui démontre, sans qu’il subsiste le moindre doute à cet égard, que le régime instauré en Bretagne par la France, de 1532 à 1789, est UN REGIME COLONIAL, rien d’autre. Comment la Bretagne a été EXPLOITEE comme un ferme, traite comme une vache, les Bretons soumis, comme un troupeau de moutons, à une tonte permanente, leurs impôts très largement draînés par une immense pompe aspirante vers le trésor royal, gaspillées par celui-ci dans des dépenses fastueusement inutiles et dans des guerres meurtrières, …
Comment, la Bretagne, pays prospère sous ses Ducs, gouverné avec prudence et sagesse, puissance internationale, a été progressivement ruinée à partir de Louis XIV (1660 à 1715), pour devenir un pays pauvre, sans destin national, à la fin de l’ancien régime, par les fautes accumulées de la France.
La notion de BRETAGNE-COLONIE fait encore hurler quelques collabos et Kapos, de moins en moins fort, il est vrai, un certain nombre de vérités élémentaires ayant été mise en place - avec méthode -, depuis dix ans.
Bien entendu, cette étude sera faite selon la méthode utilisée pour rendre évident que les Bretons sont un peuple, une nation résolument différents de la nation française : en premier lieu, le concept de COLONISATION sera défini d’une manière limpide, au moyen de critères clairs. Ce qui relève, non de l’histoire stricto sensu, mais de la science politique et du DROIT INTERNATIONAL
Députés, députrices, sénateurs, sénateuses, c’est le moment de retourner officiellement vos vestes : après, il sera trop tard.
POUR LES PROCHAINES ELECTIONS, prenez bien garde à ceci : les bretons sont maintenant conscients des données principales : d’ou ils viennent, comment ils ont été envahis et annexés par la corruption, la duplicité, la fourberie; que des milliers de Bretons ont été massacrés en 1675 par les armées de Louis XIV, pour s’être révoltés d’une manière légitime contre des impôts illégaux; qu’un génocide abominable a été perpétré en Bretagne et en Vendée en 1793 et 1794 par les armées “républicaines” de la LIBERTE (!); que leur langue n’est pas morte de sa belle mort, mais a été ERADIQUEE, d’une manière volontaire et concertée, au nom de la prétendue supériorité écrasante et éblouissante de la civilisation française; qu’ils sont gouvernés, depuis Paris, par des gouverneurs civils NON BRETONS, décorés du nom de “préfets”; que le droit qui leur est appliqué n’est pas le leur; que les impôts qu’on prélève sur leur dos sont gaspillés par des incompétents; qu’ils entendent, maintenant, être gouvernés par des hommes et des femmes intègres et compétents, sortis de leurs rangs, non par des étrangers de passage, résolument non concernés par les affaires bretonnes.
Vous aurez à vous définir, désormais, pour toutes les élections à venir, non en fonction de vos liens de vassalité avec les édiles de Paris, mais en fonctions des seules volontés de ceux qui auront voté pour vous. Attendez-vous qu’ils deviennent, après avoir été grugés si longtemps, de plus en plus exigeants, et préparez vous pour cela. Vos institutions nationales auront leur siège, non à Paris, mais dans nos deux capitales nationales : NANTES, et RENNES. Il vous sera interdit d’être les esclaves d’une capitale étrangère, mais de vos compatriotes, car il est temps pour vous de découvrir qu’ils existent.
DRAPEAUX BRETONS exigés pour TOUTES les réunions électorales à venir.
A suivre …
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L’HISTOIRE MYTHOLOGIQUE DES BRETONS : UN CRITERE PUISSANT DE L’IDENTITE BRETONNE, qui n’est EN AUCUN CAS l’identité française .
31.12.2011 par admin.
31 décembre 2008 par Louis Mélennec (complété le 3 janvier 2012).
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LE PRESENT ARTICLE N’A PAS SEULEMENT UN INTERÊT DOCUMENTAIRE : c’est un pan IMPORTANT des études et recherches sur l’IDENTITE des Bretons. Il est parti de la constatation que j’ai faite - au fil des années -, que la mythologie peut-être mise au service de la définition de l’identité des peuples, ou, plus largement, des CIVILISATIONS. On réalise immédiatement combien cela est important : la civilisation bretonne, à laquelle nous appartenons, possède sa mythologie propre, TOTALEMENT DISTINCTE de celle des Francs et des Français : il est clair que les rodomontades de la France, qui prétend être UNE et INDIVISIBLE - et que les Bretons en font partie -, sont stupides. La nation française est ce qu’elle est, aussi respectable que la nôtre sans doute, mais ELLE N’EST PAS LA NATION BRETONNE. Et vice-versa. La MYTHOLOGIE est donc, selon mon analyse, un critère important de l’identité des peuples. Cette constatation ajoute un élément non négligeable à la découverte que fit RENAN : ce qui fait la Nation, ce n’est pas, avant tout, le territoire, la langue, la religion (ou les croyances), mais le SENTIMENT D’APPARTENANCE, c’est à dire cette solidarité mystérieuse qui unit les individus d’un même peuple, sentiment né et forgé au cours des longs siècles pendant lesquels ils ont partagé une vie commune, au premier rang de laquelle les SOUFFRANCES VECUES EN COMMUN.
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REECOUTER ABSOLUMENT, pour qui veut comprendre pourquoi et comment les Bretons sont une nation, beaucoup plus ancienne que la nation française :
- SUR LUMIERE 101 : A la redécouverte du fait national; débat entre Jean Gilles MALLIARAKIS et Louis MELENNEC.
- SUR ABP : les deux vidéos sur la Nation, par Louis MELENNEC.
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TOUTE NATION QUI PERD TOTALEMENT LA MEMOIRE DE SON PASSE CESSE D’EXISTER EN TANT QUE TELLE. Toute nation qui, privée de son sentiment d’appartenance par le pays qui l’occupe ou qui l’a occupée, parce qu’il l’a effacé volontairement, ou en fait un objet de mépris pour les populations, OU A INTERDIT QUE L’HISTOIRE COMMUNE, qui est le principal aliment du sentiment national, SOIT ENSEIGNEE ET TRANSMISE, a déja disparu, ou est en train de disparaître. Tout pays qui a adopté l’histoire de celui qui l’ a envahi, est “acculturé”, et n’existe plus en tant que nation. Quiconque veut sauver le patrimoine national qui est le sien, doit commencer par se familiariser avec son histoire, quelque respectable que soit celle des autres. La restauration de la langue nationale - ou des langues nationales - est un moteur puissant de ré-installation de la personnalité nationale, mais ne vient jamais que bien après l’Histoire, QUI EST LE FONDEMENT MEME DE LA MAISON qui, sans cela n’existe même pas.
Chaque homme a le droit de se sentir citoyen du monde, européen, allemand, anglais, français, italien… Chaque breton a le droit de revendiquer son identité. C’est un principe incontournable du Droit International. Aucun pays du monde n’a le droit - ni le pouvoir - de faire échec à ce principe. Chaque Breton, même, a le droit de se sentir ou de se croire Français, même s’il ne l’est pas, le prétendu “traité” de 1532, dit” d’Union perpétuelle de la Bretagne à la France” étant un chiffon de papier, juridiquement inexistant, comme frappé de vices majeurs, arraché par la contrainte et par la corruption, le roi de France étant dans les parages avec 12000 hommes de sa Cour, effectifs augmentés de plusieurs milliers de soldats, sans document aucun contresigné par les Bretons, le seul texte proclamant cette union étant un EDIT, c’est à dire une loi française, pays strictement étranger à la Bretagne.
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Le premier manuscrit auquel on fait généralement référence, témoignant d’une tentative d’écrire “une” histoire du peuple breton, est l’oeuvre de Nennius. Les progrès, dans cette écriture ont été lents, mais pas plus lents qu’en France ou en Angleterre. Ces progrès sont loin d’être arrêtés, puisque, comme on le voit, c’est notre but depuis longtemps de traiter sans complexe TOUS le sujets tabous, sans aucune exception et sans aucune crainte, et de détruire les innombrables erreurs colportées au sein d’ un peuple qui n’ose pas pas encore s’assumer, et qui, dans la phase actuelle, continue à croire que la lumière va venir de Paris (quelle plaisanterie, comme si Paris était disposé à lui rétrocéder son patrimoine, dérobé avec tant de continuité pendant tant de siècles !).
Depuis l’inauguration de cette histoire légendaire par Nennius, moine breton (d’Outre-Manche, précisons-le), au 9 ème siècle, celle-ci s’est enrichie de strates successives, non pas de détails nouveaux, mais de faits importants, les quelques lignes de départ, enrichies d’une façon abusive, admettons le sans regret, se transformant peu à peu en un vaste “corpus”, finissant par constituer jusqu’au début du 16 ème siècle une fort épaisse “saga”, riche en personnages et en évènements des plus étonnants.
Plusieurs auteurs ont contribué à l’élaborer . Les principaux sont Nennius (9ème siècle), Geoffroy de Monmouth (12 ème siècle), le Chroniqueur anonyme de Saint Brieuc (fin du 14 ème siècle), Pierre Le Baud (15 ème siècle), Alain Bouchard (fin du 15 ème siècle et début du 16 ème siècle), d’Argentré (fin du 16 ème siècle)…. Ce ne sont pas les seuls. Les citer tous aboutirait à surcharger le présent article, c’est à dire à rendre obscur ce que nous voulons essayer de rendre clair, sans rien sacrifier d’essentiel. (Quiconque veut en savoir davantage sur la genèse - laborieuse - de cette mythologie, se reportera à l’ouvrage très complet de Joseph Rio, sur “Les mythes fondateurs de la Bretagne” dont les références sont consignées ci-après, et dont le mérite est grand, sauf d’avoir rendu clair ce qui était obscur dès le départ; qu’il soit pardonné !). (Editions Ouest france, Rennes, 2000).
Au 16 ème siècle, l’histoire légendaire de la Bretagne est devenue si profuse, chaque auteur y ayant apporté sa “contribution”, sans guère se soucier des contradictions et des invraisemblances, qu’il est nécessaire, si l’on veut y voir clair, de la réduire au strict minimum, d’élaborer, en quelque sorte, UNE VISION SYNTHETIQUE. Encore sera-ce peut être trop.
Des auteurs contemporains, beaucoup plus nombreux que ceux qui ont écrit la légende, ont scruté ces textes pour tenter de discerner le légendaire du réel, le vrai du faux : Arthur de la Borderie, Marcel Planiol, Gwenaël le Duc, Jean Kerhervé, Léon Fleuriot, Hubert Guillotel, Noël-Yves Tonnerre, Bernard Merdrignac, Jean-Christophe Cassard….. (on en oublie toujours, mais je complèterai la présente liste). Leurs écrits, méritoires, remplissent des bibliothèques.
Tous concluent de la même manière - ou à peu près -, qui est au moins réconfortant, pour une fois, notre ethnie étant réputée pour ne se mettre jamais d’accord sur rien :
- COMME CELLES DE TOUS LES PAYS DU MONDE, cette histoire des Bretons, dans sa première version, est une série de légendes, de mythes : rien de ce qu’elle contient n’est prouvé, UNE CHOSE exceptée : de nombreux Bretons sont venus de l’Ile de Bretagne (l’actuelle Grande Bretagne), et ont peuplé une partie de la péninsule armoricaine.
- Même si quelques fragments de vérité se sont glissés dans les textes des auteurs précités, IL EST IMPOSSIBLE DE DISCERNER LE VRAI DU FAUX. Mais le faux l’emporte très largement sur le vrai, puisque telles sont les fonctions et la nature des mythes.
- Cette mythologie est en tous points conforme, quant AUX FONCTIONS qu’elle remplit, à la mythologie des autres peuples, notamment quant au souci qu’ont eu ces premiers auteurs d’ ASSIGNER UNE ORIGINE AU PEUPLE BRETON en général, au peuple breton d’Armorique en particulier, afin, en particulier, de se défendre contre les entreprises incessantes de la France visant à subjuguer et à s’emparer du Duché Souverain.
Nous argumenterons nos conclusions personnelles à la fin de ce chapître, et nous dirons pourquoi cette mythologie a joué un rôle TRES IMPORTANT dans les relations extrêmement conflictuelles des Bretons avec les royaumes conquis par les Francs en Gaule, puis avec la France, petite Principauté se confondant plus ou moins avec le diocèse de Paris à la fin du 10 ème siècle, jusqu’à s’étendre jusqu’aux frontières de la Bretagne sous Louis XI, avant l’hallali final de 1488 et de 1491, notre armée nationale, enrichie des contingents de nos alliés européens, ayant été détruite à Saint Aubin-du-Cormier, en juillet 1488. (Je répèterai ceci jusqu’à ce que nos voisins n’en puissent plus, et ne cherchent plus à se cacher derrière leur petit doigt, entreprise inutile, car nous sommes INFINIMENT plus obstinés qu’eux; il n’y a AUCUNE CHANCE que nous cédions un quart de millimètre sur ce que nous savons être la vérité).
Comme le souligne Philippe Contamine, professeur d’histoire médiévale à la Sorbonne, dans son discours inaugural au Congrès organisé à Brest en octobre 1991, sur le thème : ” 1491, La BRETAGNE, TERRE D’EUROPE “, évoquant le fait que ” Les Bretons (sont) incontestablement une nation distincte des Français “, qu’il rapporte à Chastelain, (merci cher Philippe Contamine, nous sommes quelques uns à le savoir, mais c’est honnête à vous de le dire : quelques “hystoriens” enseignant en Bretagne, situant l’apparition des Nations au 16 ème siècle, ne le savent pas encore en 2008 ! ), insiste sur le fait que l’histoire ne se limite pas à l’exposé chronologique des faits, mais que, s’agissant de la Bretagne et de la France, L’ANALYSE DES RELATIONS JURIDIQUES de ces deux pays est en soi UN OBJET D’ETUDE IMPORTANT. C’est à quoi, on l’a compris, nous nous livrons abondamment, car le sujet est central, en effet, en cette ère d’émancipation des peuples conquis par le fer et par le feu, à une époque ou cela, quoique déja condamné par le Droit et par la morale, sa pratiquait souvent.
1 - L’HISTOIRE LEGENDAIRE DES BRETONS COMMENCE ….. DANS LA VILLE DE TROIE, EN ASIE MINEURE.
La ville de Troie est célèbre. Elle occupe dans l’histoire de l’Antiquité, surtout légendaire, une place importante. Hélène, épouse du roi grec Ménélas, y est transportée, et y succombe aux charmes de Pâris, ce qui entraine les conséquences que l’on sait : une guerre terrible, dite “de Troie”, qui détruit la Cité, et condamne ceux qui en réchappent à la fuite.
C’est de cette ville que viennent les Bretons, on va voir de quelle manière.
Enée, qui descend de Dardanus, lui même de Jupiter, vit à Troie. Sa femme lui donne un fils, Ascagne. Après la guerre de Troie, la ville étant dévastée (Monmouth, page 28), Enée et Ascagne quittent la ville et gagnent l’Italie. De si grands personnages ne peuvent que transporter leur royauté dans leurs valises. Si l’on en croit Nennius (page 31), “Enée règne trois ans chez les Latins, Ascagne 37 ans.” Ascagne engendre Silvius - qui ne règne que 12 ans -; mais il a un fils, dénommé Brutus.
Brutus, en jouant avec un arc, tue son père; par accident, précise la légende. En des temps assez imprécis, chassé à cause de cet acte, Brutus entreprend un long voyage, qui le fait traverser des contrées diverses. Dont la Grèce… qui se trouve sur son chemin. Après bien des péripéties, il parvient dans l’embouchure de la Tamise, remonte le fleuve, et….. crée une ville, qu’il nomme “Nouvelle Troie” - qui deviendra plus tard Londres. En toute simplicité (Nennius, page 30; Monmouth page 51). C’est ainsi, disait Racine, qu’on fait les bonnes maisons.
D’autres contingents issus de Troie, conduits par d’autres chefs, s’arrêtent en chemin : l’un en Italie, l’autre en Gaule ( les Francs, rappelons-le, n’envahiront la Gaule qu’à la fin du 5 ème siècle; ce sont donc, aussi, des Troyens qui colonisent l’Italie et la Gaule, il n’est pas sans intérêt de le préciser). Nous verrons que ces considérations vont avoir une grande importance dans l’Histoire de l’Europe.
En ce temps-là, l’Empire Romain n’existe pas encore.
De Brutus à Bretagne, il n’y a qu’un pas à franchir. Brutus donne son nom à la Grande Ile, qui, dès lors, prend le joli nom de Bretagne (jusqu’alors, elle était dénommée Albion; Monmouth, introduction, page 49). L’Ile est déserte - ou quasi déserte. Il y a bien quelques géants, espèce alors encore fréquente, mais ce n’est pas grave : ils sont chassés. Ce sont donc les compagnons Troyens de Brutus qui peuplent cette île immense : la Bretagne insulaire est née ! “Brutus, écrit Geoffroy de Monmouth, est donc le premier roi des Bretons ” (page 26). Les Bretons parlent leur langue,” la langue troyenne - ou langue grecque dérivée -, qui devient la langue bretonne” (Monmouth, page 49). Premier roi des Bretons, Brutus, de grande naissance, est aussi de grande noblesse de caractère, et de grand courage. Est-il besoin de le dire?
Le choix du pays, d’ailleurs, est excellent. La description idyllique qu’en donne Nennius (pages 15 et 29), s’améliore encore dans l’Historia Regum Brittaniae (= Histoire des rois de Bretagne), de Monmouth: ” La Bretagne est une île magnifique …. elle est riche en minéraux de toutes espèces; de vastes champs la recouvrent, des coteaux également, très propices à une culture intensive; la fertilité du sol permet, suivant les saisons, etc… On trouve aussi en Bretagne des forêts ou abondent toutes sortes de gibiers; l’herbe des clairières nourrit les animaux, tandis que les fleurs de toutes couleurs offrent leur nectar aux abeilles tourbillonnantes… ” (Monmouth, page 27). Rien n’y manque, c’est une sorte de petit paradis: les Bretons de la légende prennent un excellent départ dans l’histoire.
2 - LES BRETONS DE LA BRETAGNE INSULAIRE TRAVERSENT LA MANCHE, ET S’ETABLISSENT EN ARMORIQUE.
D’ou vient qu’une partie de ces Bretons traversent la mer, et viennent s’installer dans la péninsule située en face de la Cornouailles (= le Cornwall), sur le continent, qui porte le nom poétique d’Armorique ?
Lorsque cette migration se produit, au 4 ème siècle, l’Ile de Bretagne est gouvernée par les Romains (= vrai). Elle a été conquise, depuis trois siècles environ, par eux, ce qui ne s’est pas fait sans mal (Voir la très sérieuse Histoire romaine de Marcel le Glay, Yann Le Bohec, Jean-Louis Voisin, Quadridge, PUF., Paris, 1991). L’Empire Romain, très vaste, difficile à gouverner, a été scindé en deux parties : l’Empire d’orient; l’Empire d’Occident (vrai: voir Humbert, page 367). L’anarchie est endémique. Maxime - personnage authentique, soulignons-le -, né en Espagne a été nommé commandant en chef des armées de Bretagne; c’est un soldat courageux, habile, populaire, aimé de ses légions. Il s’est converti au christianisme. Il profite de sa situation pour se faire proclamer Empereur, en 381, et traverse la Manche, avec ses troupes en 383, et envahit la Gaule, “arrivant de Bretagne avec son armée de Bretons”, s’empare de la Gaule (vrai), met en fuite l’Empereur Gratien, et le tue (Nennius, page 37).
Ces derniers faits, relatifs à Maxime, étant exacts, c’est ici que la légende initiée par Nennius reprend son cours, par la vertu de la plume imaginative de Monmouth (page 124)…. trois siècles plus tard, puisqu’il écrit son “Historia” au 12 ème siècle.
L’aventure n’est pas ordinaire. Maxime est un ambitieux gorgé d’or et d’argent. Il réunit une flotte immense, et appelle tous les soldats en armes de l’Ile de Bretagne. On met le cap sur le “royaume d’Armorique, maintenant appelé Bretagne”(Monmouth, page 124). C’est, ajoute l’auteur, un pays non pas seulement charmant, mais plein de ressources et d’avenir, une duplique, en plus petit, de la Grande Ile. “Ce royaume, dit-il, l’un des plus puissants de la gaule (sic), est, à mon avis, la terre la plus plaisante, qui n’existe nulle part ailleurs.” (resic).
L’expédition de Maxime et de ses soldats Bretons est, selon Monmouth, un carnage: 15ooo soldats armoricains (qu’il dénomme “Francs”, bien qu’il ne puisse y avoir de “Francs” en Bretagne, attendu qu’ils n’envahiront la Gaule qu’un siècle plus tard) sont tués. Toute la population mâle est massacrée, avec une “cruauté féroce” (page 125); seules les femmes sont épargnées; 100 000 Bretons de (Grande) Bretagne sont réunis pour repeupler le “royaume” Armorique. On tente de faire venir des vierges bretonnes restées de l’autre côté de la Manche, seules dignes d’être les épouses des soldats vainqueurs, et de leur donner des descendants. Mais une grave tempête contrarie le voyage!
Fait capital, qui va “engager” toute l’histoire future du Duché de Bretagne, comme étant reçue par les historiens bretons comme véridique : un certain Conan Mériadoc (qui devient célèbre sous le nom de Conan Mériadec), d’ascendance royale - lui aussi descend de Brutus -, se voit donner en cadeau ce “royaume” par l’empereur auto-proclamé Maxime. Conan Mériadec conquiert Rennes et Nantes, est couronné roi à Rennes, et choisit Nantes pour capitale (Le Baud et Bouchard, cités par Rio, page 128). La conquête se passe, selon les chroniqueurs, aux alentours de 386. Brutus avait été le premier roi de Grande Bretagne; Conan Mériadec devient le premier roi de la petite Bretagne. Une belle carrière lui est réservée dans la littérature historique mythologique bretonne, au moins jusqu’au 17 ème siècle. De l’un à l’autre, la continuité est parfaite. D’après la légende, tous les princes qui ont régné sur la Bretagne Armoricaine - y compris Jean IV, jean V… François II, Anne de Bretagne, sont les descendants tant de Brutus que de Mériadec. D’Argentré fait de Mériadec le héros de la Bretagne, car c’est lui qui a fondé la lignée royale de la petite Bretagne.
- Le MYTHE DU ROI ARTHUR . Arthur est un personnage encore plus emblématique que le célèbre Conan Mériadec. Sa carrière littéraire va être infiniment plus brillante. Nennius, au 9 ème siècle, en parle à peine. Il est le chef de guerre des Bretons, combattant pour eux les envahisseurs Saxons (page 50), qui dévastent à plusieurs reprises l’île de Bretagne, et finissent par occuper de vastes territoires, d’une manière définitive, refoulant les Bretons vers l’Ouest.
Il devient un héros, très peu ordinaire, au fil des chroniques de Geoffroy de Monmouth, du Chroniqueur de Saint Brieuc, de Le Baud, d’Alain Bouchard.
Au plan personnel, il cumule toutes les qualités: bon, généreux, juste, incarnant le sens de l’honneur, courageux, intrépide, intelligent, humain, homme de coeur… (Monmouth, pages 204 et suivantes). Un tel personnage ne peut que créer une cour digne de lui : brillante, elle se peuple de poètes, d’hommes de lettres, de chevaliers exemplaires. Mais aussi de femmes délicieuses, courtoises, élégantes . Cette cour devient un exemple non seulement pour la Bretagne, mais même, le lieu est “d’une telle courtoisie “, …” pour les peuples éloignés” (page 214). On l’imite de partout. L’habillement des chevaliers sert de critère à ceux d’ailleurs. La perfection y est telle, que les femmes y deviennent vertueuses et chastes ! (C’est là qu’on voit que le chroniqueur exagère!).
Arthur est un militaire brillant, invincible. Ses exploits l’égalent aux plus grands. Il est le pourfendeur des Saxons envahisseurs, devenus des “Anglais”. Malgré sa bonté d’âme, il en tue quelques milliers. Il est vrai qu’il a d’excellentes raisons pour cela : ils se sont emparés de la terre des Bretons, et, c’est notoire, ce sont des paiens et des traîtres, au point que dans leur langue, le même mot sert à désigner les Anglais et les traîtres; l’anonyme le confirme : “Le nom de Saxons est synonyme de trahison; il en est de même pour les Anglais ” (page 55). Mais encore, il soumet à son pouvoir plusieurs pays. Il sollicite l’aide du roi de petite Bretagne armoricaine, son neveu Hoel, qui le rejoint à Southampton, avec des renforts de 15000 soldats. Il soumet l’Irlande, l’Islande, la Norvège, la Dacie. Cela ne lui suffit pas; il débarque en Gaule, alors province romaine gouvernée par le tribun Frollo, qui, de peur, se réfugie dans Paris. Au cours d’un combat singulier, Arthur, plus fort, …. lui coupe le casque et la tête en deux. Il soumet toute la Gaule, tandis que son neveu Hoel s’empare du Poitou, de l’Aquitaine, de la Gascogne. Selon certains chroniqueurs, cet homme pieux construit même une cathédrale à Paris !
Rentré dans la Grande Ile, après avoir partagé la Gaule et distribué les provinces à ses parents, à ses capitaines, à ses amis, il est couronné dans la Ville-des-Légions. (Monmouth, pages 204 et suivantes), que l’anonyme de Saint Brieuc nomme Caerleon (page 161).
Puis, c’est l’emballement… Le destin d’Arthur s’envole. La littérature s’empare de lui, c’est une aventure étonnante qui commence et rebondit. Le besoin de mythes étant universel, Arthur est investi, non pas seulement par la (Grande) Bretagne, par la petite Bretagne, par les principautés du royaume de France, et par bien d’autres pays, de toutes sortes de vertus et de qualités. De personnage mythologique petit et quasi médiocre - peut-être d’ailleurs purement inventé par Nennius ou ses prédécesseurs inconnus -, il devient un héros. C’est un modèle d’identification, réunissant dans sa personne les qualités et les vertus que l’on peut donner en exemple, car on les forge et on les décrit comme exemplaires.
Sa réputation s’étend au loin. On le retrouvera, bien plus tard, en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Pologne… Des romanciers, des poètes, des musiciens s’en emparent, et la divulguent au monde ébloui. Marie de France écrit sa phrase célèbre : “Bretagne est poésie”. Chrétien de Troie et d’autres écrivent une saga superbe, à partir de ce que l’on dénomme la “matière de Bretagne”, source intarrissable d’inspiration de chefs d’oeuvre. Un monde merveilleux se met à vivre, des personnages enchantés et enchanteurs le peuplent : Merlin, la Fée Mélusine, Lancelot du Lac, Perceval….
L’histoire enseigne que la matière de Bretagne, qui place si haut les idéaux humains, ensemence l’Europe. Ce qui, tout narcissisme déplacé écarté, est vrai : cette matière de Bretagne, bien qu’éminemment mythologique, véhicule un message élévé, exaltant le courage, le désintéressement, la haine du mensonge et de l’hypocrisie, le respect des êtres humains … Le code de l’honneur, écrit Christian-J. Guyonvarc’h, ” y est toujours très strict, et même très raide “(La civilisation celtique, Payot, Paris 1995, page 144). Voila ce qui explique son incroyable pouvoir de séduction, de tels principes, en effet, étant de nature à servir de modèles, d’idéaux à atteindre, capable d’aider les hommes à se dépasser.
Les Bretons d’Armorique sont partie prenante dans ce monde auquel ils appartiennent, puisque, venus principalement du pays de Galles et de Cornouailles, ils ont participé à la création de cette mythologie, et en sont le véhicule obligé, tout comme les Gallois (Guyonwarc’h, page 108). La forêt de Brocéliande, lieu d’enchantement par excellence, est en Bretagne armorique. Trois Ducs vont porter le prénom d’Arthur, fort prisé à la Cour de Nantes. Le dernier, immédiat prédécesseur de François II, père d’Anne de Bretagne, se prépare à envahir l’Angleterre au moment ou il meurt, en 1458. (Il semble que ce projet ait été réel, et que Arthur III avait, en effet, la carrure exigée pour faire cette conquête, comme Guillaume le Conquérant en 1066).
La saga envahit toute l’Europe. Des rois et des Princes donnent à leurs enfants les prénoms des héros arthuriens. (De même - ceci étant dit clairement à l’intention de M. Mélenchon, l’ami de la Bretagne - que la France collaboratrice, tout le temps qu’elle considère le Maréchal Pétain comme un héros, donne à ses enfants mâles le prénom d’ailleurs élégant, de Philippe : on se souvient de la formule célèbre : 40 millions de Pétainistes”: telle est la France de 1940, un peuple entier à vocation collaboratrice, par identification à son chef - au moins pendant les premiers temps -, là ou la Bretagne produit quelques égarés, qui cherchent avec désespoir une issue au problème breton, créé en entier par l’invasion de la Bretagne en 1491 par les armées de qui l’on sait, plus encore par le laminage des cerveaux et l’assassinat de la langue et de la culture bretonne de 1789 à 1950).
Enfin, Arthur arrivant à ses fins dernières, on invente une légende charmante, la “dormition”. Le phénomène n’est pas original. Beaucoup de Dieux, de demi-dieux, de prophètes, de Princes, ont connu la même aventure ! Arthur n’est pas mort, il s’est endormi. Il reviendra, tôt ou tard, pour aider les Bretons à chasser les envahisseurs saxons d’Angleterre, car ils y sont imposteurs. La légende est tenace. Au 19 ème siècle, un chantre armoricain invente une ballade miraculeuse : comme Jeanne d’Arc vint jadis vers le gentil dauphin Charles (le futur roi Charles VII, père de Louis XI), pour “bouter” les Anglais hors du royaume de France, de même, réveillé de son sommeil séculaire, Arthur reviendra aussi en Bretagne armorique, pour bouter les Français hors du Pays breton et les renvoyer chez eux!
Ma Doué béniget! Et si c’était vrai ! Et si, de surcroît, les Bretons, prenant maintenant conscience de leur passé de colonisés (de 1491 à 1789), puis d’esclaves (de 1789 à 1950-1960, sinon jusqu’à aujourd’hui), la France n’étant plus en mesure de liquéfier les esprits, il était demandé à ce pays, comme l’exigent la morale et le droit des gens, de payer le prix de toutes les horreurs commises en Bretagne depuis les invasions : la demande de pardon à genoux, comme l’a fait le Premier ministre australien (différence fondamentale : c’est un type bien, lui); s’humilier comme elle l’a fait pour les Bretons; reconstruire à ses frais les monuments et les châteaux détruits lors des invasions, et depuis; rendre, avec les intérêts de droit le tribut annuel prélevé sur le pays pendant deux siècles et demi (je répète que Marcel Planiol a tracé la voie pour que l’on calcule le montant des sommes volées à la Bretagne pendant l’occupation de 1491 à 1789 : QUEL PROFESSEUR DES FACULTES, EN DEHORS DE LUI, A EU CE COURAGE ? Je réponds à sa place: AUCUN; voilà, mes bons, à quel pays vous appartenez - ne vous en vantez pas trop, surtout !); construire, aux frais exclusifs de ceux qui ont assassiné la langue et la culture bretonne, des écoles ou la langue nationale sera ré-enseignée, mais par de Maîtres Bretons cette fois, payés par les deniers des responsables ? (Pas si con, non?).
Cet avenir reconstruit pourrait être réel : à condition que les Bretons secouent leur mollesse, sortent de leur dormition, et cessent de compter sur les autres pour rebâtir leur destin.
Ah, fantomatiques Bolloré, Pinault, Lelay et autres! Franchement : ça ne vous interpelle réellement pas ? Moi, JE SUIS MORT DE HONTE POUR LA BRETAGNE.
- ORIGINES MYTHOLOGIQUES DE LA “LANGUE DES LANGUES”: LE BRETON. Sa supériorité écrasante sur tous les autres idiomes.
La manière dont les chroniqueurs et historiens de Grande et de Petite Bretagne font de leur langue le modèle des modèles, est à la fois stupéfiante et cocasse. Elle démontre, entre autres, que lorsqu’il s’agit d’affirmer leur supériorité, en particulier sur leurs voisins Français, ils ne craignent ni les invraisemblances, ni les exagérations. Mais aussi, elle est un témoignage éclatant de la fierté des Bretons, s’agissant de leur antique idiome. Toute la mythologie obéit aux mêmes lois. Ici, on voit ces lois opérer d’une manière spectaculaire.
- La langue bretonne est “vraye langaige de Troye la Grande”. C’est la langue-mère: toutes les autres en sont issues. Toutes les études “linguistiques” sérieuses le démontrent. (Il y a bien quelques “dissidents “, mais dont les écrits n’altèrent en rien la noblesse de l’idiome breton : d’aucuns prétendent que le Breton est la langue de Noé, d’autres du vieil hébreu, ce qui n’est pas mal non plus, de toutes manières).
- Certes, les Francs et les Italiens, eux aussi venus de Troie la Grande (voir plus haut), ont aussi, jadis, parlé cet idiome sublime. Mais, explique le chroniqueur de Saint Brieuc, sans doute de races moins pures, ou plus faibles, ils se sont laissés pervertir en chemin : le “contingent” fixé en Italie … s’est mis à parler l’italien ! Le contingent conduit par Francion, fils d’Hector, ont aussi oublié la langue des origines, et, arrêtés en Gaule, pays conquis plus tard par les Francs, se sont mis à parler…. le français !
D’ou il résulte que seuls les Bretons se sont trouvés les dépositaires de la langue dont toutes les autres dérivent.
- Est-ce la conscience du rôle historique exceptionnel dont ils sont investis ? Lorsque, ayant conquis la Petite Bretagne, le problème de conserver l’idiome superbe s’est posé, les jeunes armoricaines, dont il fallait bien qu’ils se contentassent pour avoir des descendants, eurent la langue coupée, afin que l’idiome universel soit enseigné par les géniteurs, et non par les mamans. C’est ainsi que la langue bretonne a traversé les temps, et nous est parvenue intacte, et s’est maintenue (en tout cas, cher M. Mélenchon, jusqu’à la Sublime Révolution, qui l’a assassinée, comme vous le savez maintenant).
- Cela explique que la langue bretonne soit devenue celle des anges, celle que l’on parle au paradis, celle que parla le Christ sur la croix, avant de remettre son âme à son père, le Créateur (d’autres disent que c’est l’anglais, l’italien, le danois… mais ils mentent, bien évidemment : il est notoire, à cette époque, que c’est bien le breton que l’on parle au paradis).
Des recherches patientes ont révélé ce qu’on n’imaginait pas sur les relations que les Bretons cultivés entretiennent avec leur langue à la veille des Invasions fatidiques : non seulement ils aiment et ils admirent leur langue, MAIS ILS L’AIMENT D’AMOUR. Le fait n’est pas étrange, mais commun. Il se retrouve dans beaucoup de pays qui ont accédé à la Culture, et qui ont des hommes de lettres et des savants. (Les témoignages, sur ce point, sont assez nombreux; voir, notamment, Joseph Rio, pages 276 et suivantes; Gwennolé Le Menn, Les Bretons bretonnants, d’après quelques textes et récits de voyage, du 14 ème au 17 ème siècles…). Les Français, eux mêmes, ont exalté leur propre langue jusqu’à en délirer, ce qui n’est pas davantage ridicule (Colette Beaune, Naissance de la nation France, Gallimard, Paris Paris 1985, page 402); jusqu’à ce qu’elle devienne, largement aidée par cette école politique qui a fait métier de dénigrer et de vomir sur son propre pays et sur tout ce qu’il a fait, ceci dans le but de préparer la “République universelle”, une langue régionale dans le monde contemporain. Pour la langue bretonne, nous verrons en son temps par quels moyens la France, au nom de sa langue autoproclamée la première de l’Univers, les Bretons ont, en quelques générations, par une volonté de fer ayant pour but affiché de la détruire, été amenés à détester l’ancien idiome de leurs ancêtres. Comme on guérit l’alcoolique ou le fumeur en lui administrant des produits qui le font vomir, on lui a écrasé la cervelle d’une manière criminelle, en créant des réflexes conditionnés ayant pour but - et pour effet - de conduire les Bretons à vomir leur propre culture. (Certains politiques, dénommés “Sénateurs”, ont en 2008, par une attitude anté-préhistorique, voté en faveur de la destruction totale de la langue pour laquelle leurs ancêtres ont eu tant d’admiration).
CONCLUSIONS PROVISOIRES.
- L’universalité des mythes. Ce n’est pas parce que les mythes sont des légendes qu’ils sont méprisables. Freud a dit que les rêves sont des coups de sonde dans l’inconscient. Les analyser permet de pénétrer dans les couches profondes de l’esprit du sujet qui les réalise, si l’on dispose des “clés” pour procéder à leur décryptage. Il en va de mêmes des mythes, en tous cas DE CERTAINS D’ENTRE EUX. Pas plus les mythes bretons, les mythes slaves, ou indiens, ou inuits… ne sont le fruit du hasard. Ils sont l’expression de la civilisation qui les élabore. Ils expriment SOUVENT - NON PAS TOUJOURS, certains sont nés de la seule imagination des hommes -, quelque chose de profond, au delà de leur apparence étrange, parfois saugrenue.
- La fonction universelle des mythes. Le mythe remplit une fonction indispensable (Mircea Eliade, 34). Nous avons dit, en commençant l’écriture de ce chapitre, que les mythes - ce n’est en rien une découverte personnelle, même si nous sommes parvenus aux mêmes conclusions que les autres chercheurs, mais le résultat des travaux savants et consciencieux des spécialistes des mythes -, que ceux-ci sont souvent des tentatives de réponses aux problèmes que se posent les peuples :
. D’ou venons nous? A travers l’invraisemblable histoire d’Enée et de ses descendants supposés, les Bretons le savent : ils viennent de Troie la Grande! Peut-on rêver origine plus prestigieuse? Bien sûr, les Italiens, les Français, et bien d’autres peuples européens sont aussi venues de Troie. Mais le destin des Bretons est infiniment plus prestigieux. Ils viennent aussi, à une époque beaucoup plus proche, de la (Grande) Bretagne, ou leurs ancêtres ont jadis posé le pied, et vécu de longs siècles, et ou certains sont restés. La communauté d’origine et d’appartenance affective avec la Grande Ile est très réelle; car la petite Bretagne est issue de la grande, et n’est devenue autonome que de longs siècles après avoir quitté la terre-patrie - ce qui est historiquement vrai.
. Qui sommes nous? Nous touchons là un problème essentiel: celui de l’IDENTITE des peuples. Par la fonction du mythe, les Bretons savent qu’ils sont un peuple très antique, très vénérable, qu’on doit considérer avec respect. Ils sont un PEUPLE très particulier, unique, qui ne se confond avec AUCUN autre. Surtout pas les Francs, ennemis immédiats, permanents, et durables - sinon définitifs! Les Français auront beau, par la force grossière, décréter que les Bretons font partie de “LA” nation décrétée par leurs “révolutionnaires” de 1789, cela reste et restera une affirmation ridicule.
. Ou allons nous? Pour les Bretons, ils ne vont certainement pas vers la France. Au cours de l’histoire, même si, par bonheur, ce n’est plus les cas, ce peuple est haï, et c’est réciproque. Les mythes bretons, engrenés les uns dans les autres, expliquent fort bien ce qu’ils veulent : ils vont vers LEUR destin, ils veulent, avec une force inouie, ETRE EUX MEMES, obéir à leurs Princes, en aucun cas à des rois étrangers, vécus souvent comme des voleurs, voire comme des bandits………..
La mythologie bretonne, au moyen âge, dans le combat “idéologique” contre la France, pays étranger, se révèle une arme formidable, non pas certes pour le peuple, qui a une vision beaucoup moins élaborée, beaucoup moins intellectualisée, de l’attachement à son pays, mais de la Cour, des clercs, de la classe cultivée, qui seule a accès à ces légendes, telles qu’elles sont écrites par les auteurs précités.
Tout, dans la Mythologie des Bretons, telle qu’elle est écrite par les auteurs cités plus haut, fait d’eux des êtres infiniment supérieurs à leurs voisins. Bien sûr, dans les faits, ils ne sont supérieurs ni aux Français, ni à aucun autre peuple (Je crois devoir l’écrire clairement, car trente années de “bourdieuseries” ont à ce point affaibli les cerveaux et diminué tant le vocabulaire courant, réduit à moins de 100 mots, que la subtilité du langage, au point qu’on ne sait plus lire entre les lignes, discipline que l’on enseignait jadis dans les écoles, par l’étude de la littérature classique, la rhétorique, l’art d’argumenter, qu’on pourrait penser que j’accorde à mes compatriotes une supériorité sur les autres, ce qui n’est certes pas le cas). MAIS A LA VEILLE DES INVASIONS FRANCAISES, ILS LE CROIENT, Ils en sont très fermement convaincus. Jean IV, Jean V, Pierre II, ARTHUR III, FRANCOIS II, ANNE DE BRETAGNE surtout, passionnée d’histoire, non seulement n’ont aucune raison de mettre en doute les travaux historiques des savants de leur Duché, mais ont tout les raisons de “s’y accrocher”, car cela rend inébranlable leur attitude de ne jamais céder aux prétentions absurdes des Français, et de mobiliser toute leur énergie contre l’étranger.
C’est une vieille histoire. Les Bretons ont toujours été considérés comme des “orgueilleux” par les Francs, puis par les Français, avant qu’ils ne soient vaincus, puis réduits en cendres après 1789 (Nous reviendrons longuement sur l’invasion de la Bretagne par les armées de Louis le Pieux en 818, et l’exceptionnel témoignage qu’en a laissé Ermold le Noir, ainsi que sur Morvan, qui règne sur la région de Vannes, et est désigné par le chroniqueur franc, un nombre élevé de fois sous le titre de “REX”, c’est à dire de Roi). A travers la mythologie que leurs historiographes ont élaborée, peu à peu, ce sentiment de supériorité devient spectaculaire. Nous avons souvent insisté sur cette notion de “narcissisme national”, à laquelle nous avons donné forme et contenu : ce sentiment que les nations et les peuples “sécrètent” inconsciemment, sans lequel ils ne peuvent ni vivre, ni se développer, ni prospérer. C’est l’un de nos apports principaux à la théorisation de la nation. Lorsque l’orage cataclysmique de l’invasion de la fin du 15 ème siècle se lève, ce sentiment de supériorité sur leurs voisins est à son zénith. Nous sommes au moins plusieurs auteurs à l’avoir mis en évidence.( Lors du Congrès tenu en 1982 à Brest, Jean Christophe Cassard, décortique avec talent cette écrasante supériorité des Bretons sur les Français, dans un chapitre qu’il intitule : “La précellence des Bretons sur les Francs : en tout, les Bretons l’emportent sur les Francs”) ….
La France est elle même, bien sur, l’auteur de sa propre mythologie, sans aucun rapport avec la mythologie des Bretons, mais, comparativement, elle est bien misérable…Vus de la Cour de Nantes, les Français sont bien, comme je l’ai écrit plus d’une fois, en cette fin du 15 ème siècle, des ploucs, des nouveaux riches…. Vrai ? Non, bien sûr : mais c’est la vision qu’en ont les Bretons. Et cette vision, même si elle est issue d’une construction intellectuelle, non démontrée d’une manière scientifique, EST POUR CEUX QUI Y ONT ACCES, EST LA VERITE de ce temps. Au moment des dernières guerres brito-françaises, TOUS LES GENS CULTIVES DU DUCHE croient à l’origine prestigieuse de la Haute et Noble Principauté de Bretagne, comme les gens cultivés des autres pays (les Anglais, le Italiens, les Espagnols, les Français….) croient à leur propre mythologie: la noblesse bretonne est convaincue qu’elle est troyenne, comme la noblesse française croit, pendant longtemps encore, qu’elle descend des envahisseurs Francs, comme elle pense que le bas peuple français est le résidu des gaulois. En quoi la manière de voir, de penser, de ressentir, échappe à toutes les critiques - surtout, celles des Français à l’égard des Bretons seraient particulièrement mal venues -, car l’histoire des peuples, de tous les peuples, se construit de la sorte.
S’il est nécessaire d’insister sur cet état d’esprit si particulier des Bretons au 15 ème siècle, et sur ce que pense la Nation d’elle même, c’est qu’on peut suivre dans la littérature très abondante qui a été publiée au 19 ème siècle et ces 30 dernières années, la destruction, le laminage mental des Bretons par la France, et l’affaissement continu de leur fierté et de leurs performances, à partir de l’ “Admirable” Révolution de 1789. Les Français, détenteurs de la misérable mythologie nouvelle qu’ils viennent d’inventer, née de leur génie, et qui, selon le mot célèbre de Michelet est digne de devenir la religion de l’Univers (la citation exacte, ridicule, est la suivante: “Le jour ou, se souvenant qu’elle fut et qu’elle doit être le salut du genre humain ( = incroyable, MAIS VRAI!), La France s’entourera de ses enfants, et leur enseignera la France comme foi et comme religion, elle se retrouvera vivante et solide comme le globe ” (idem: c’est ridicule, mais C’EST ECRIT COMME CELA), et constituant un message Universel, doit être diffusé, à quelque prix que ce soit, car il y va du progrès de l’humanité. La France a donc le droit - c’est même un devoir croit-elle -, de faire entrer dans les crânes des populations ploucques des alentours, ces merveilleuses nouvelles vérités, au besoin en se servant du burin et du marteau. Ainsi peut-on les sortir, en les bousculant un peu au besoin, de ces cavernes cro-magnonnes dont elles ne veulent pas s’extraire, imbues qu’elles sont de leur sottise native et héréditaire. (Sois patient, lecteur, tu vas frémir lorsque tu liras les citations que je vais extraire de la littérature française du 19 ème siècle sur les Bretons). Quel bonheur que de contribuer à la félicité de ces demeurés quasi sortis de la préhistoire, même s’ils ne sont pas vraiment d’accord!
Presque personne aujourd’hui ne sait que les Bretons ont une toute autre vision d’eux mêmes au 15 ème siècle qu’au 20 ème siècle, après leur acculturation forcée par la puissance occupante. Nos recherches, sur ce point, sont conformes à ce qui a été observé chez tous les peuples acculturés dans le monde, dans les mêmes conditions que les Bretons. Il n’y a, à cet égard, aucun désaccord entre les spécialistes de la pathologie mentale collective. Cela est dur à entendre pour l’orgueil des responsables. Ne pas le dire serait, pour moi, une lâcheté impardonnable, en même temps qu’une injustice. Les Bretons ne sont ni méchants ni pervers, mais, lorsqu’ils sont blessés, ils n’oublient plus. C’est un trait constant de notre ethnie. Quelques uns pratiquent encore ce qui reste des idéaux arthuriens. Et personne ne leur enlèvera le droit d’être des êtres humains.
- Déclin de la mythologie bretonne au 16 ème siècle. Vient le moment, inéluctable, ou les chroniqueurs, qui ont écrit ce qu’ils ont pu, comme ils l’ont pu, accèdent petit à petit à d’authentiques archives, dont la valeur est très réelle. L’écriture de l’histoire “vraie”, fondée sur l’étude des archives, se substitue peu à peu à l’histoire mythologique : Le Baud, Bouchard, d’Argentré, Lobineau, Morice, La Borderie s’y attachent (le mythe “fondateur” de Conan Mériadec n’est détruit qu’au 19 ème siècle! Voir La Borderie, tome 2, page 441 : La fable de Conan Mériadec); ne disposant encore que d’archives insuffisantes, ou même pas du tout pour les origines de leur Pays, ils “comblent les creux”, encore par des légendes et des mythes, il est vrai. Mais les progrès se font jour. Ils ont à leur disposition, pour les périodes tardives qu’ils explorent, dont ils ont mêmes été parfois les témoins, si ce n’est les acteurs (Pierre Le Baud, Alain Bouchard, d’Argentré ..), d’authentiques documents, parfois mis à leur disposition par la Cour (ainsi Anne de Bretagne donne-t-elle l’ordre que les archives soient communiquées tant à Le Baud qu’à Bouchard, et suit personnellement les travaux de Bouchard, soucieuse qu’elle est à un degré supérieurement élevé de l’histoire de son pays, et de “ses” Bretons). Les archives bretonnes se mettent à exister, croissent et embellissent, CAR CE SONT CELLES D’UN ETAT. Alors voit-on, peu à peu, faisant suite à l’exposé des traditions légendaires par ces auteurs, d’authentiques relations historiques non seulement dignes de foi, mais d’une honnêteté scrupuleuse, plus encore pour Le Baud que pour Bouchard. L’histoire nait de ce contexte, le passage des deux situations se faisant d’une manière quasi insensible. C’est là que commence à naître, cette fois d’une manière sérieuse, l’histoire” vraie” de la Bretagne. A la fin du 15 ème siècle, comme le souligne Jean Kerhervé, la Bretagne dispose d’historiens d’envergure, à l’image des pays les plus avancés de ce temps, et “qui ne craignent pas la comparaison avec celle des historiographes français de la même époque” (Jean Kerhervé, Aux origines d’un sentiment national). C’est, bien sûr, notre opinion. L’archaïsme prétendu de la Bretagne est une légende CREEE PAR NOS VOISINS.
Mais, les armées de l’envahisseur ayant détruit le pays, la France veille. Il serait dangereux qu’on en dise trop… Les pays ploucs n’ont pas le droit d’avoir une histoire, si ce n’est celle qu’on veut bien leur consentir. En 1789 - décidément, cette année est à marquer d’une pierre blanche -, l’histoire de Bretagne est CENSEE devenir celle de la France. C’était simple, il suffisait de le vouloir, et de se donner les moyens pour qu’il en soit ainsi : quelque chose qui ressemble à ces instruments utiles, à la ville comme à la campagne, mais qui, dans certaines mains, deviennent terribles : le marteau et l’enclume.
- La mythologie, comme instrument de réflexion sur la distinction des nations entre elles. Lorsque deux peuples élaborent des mythes différents, ils sont fondamentalement distincts l’un de l’autre. Les Bretons n’ont jamais été français. La pantalonnade de 1789 n’en a pas fait des Français.
Conclusion de la conclusion : les Bretons vus à travers les mythes nés spontanément de leur histoire : un peuple fier, et qui réussit; un peuple inventif aussi, plus que fermement décidé à ne jamais laisser ses voisins leur effleurer les orteils.
Les Bretons en 1950-1960, vus cinq siècles après l’invasion par les armées françaises, un siècle et demi après l’oeuvre “civilisatrice” de l’Admirable Révolution Universelle : un peuple acculturé, névrosé, privé de sa langue et de sa culture, sans ressort et sans volonté, ayant perdu toute notion de son histoire et de ses origines, sans aucun projet collectif national, puisque - sans dérision -, on l’a incorporé “dans la Grande patrie Française” (sic !).
Les jeunes de 2008: la fierté retrouvée; souvent : une perplexité agressive à l’égard de ceux qui leur mettent les preuves sous le nez. Un début de prise de conscience de ce qu’ont subi leurs parents et leurs grands parents, qui n’avaient, pas plus qu’aucun être humain, vocation à devenir des ploucs. Hélas aussi : l’incapacité de se mettre d’accord sur les principes fondamentaux, de s’unir pour définir un destin commun, au delà des divergences nécessaires au fonctionnement de toute société démocratique.
- Une nouvelle mythologie après la mythologie ? Le problème se pose de savoir POURQUOI des Bretons ont eux mêmes contribué à falsifier l’histoire de la Bretagne après les invasions . Pourquoi cet acharnement à soutenir l’insoutenable, alors qu’il existe des travaux de l’envergure de ceux de Planiol? Pourquoi inventer l’idée que les Ducs Bretons n’étaient pas souverains chez eux, et qu’ils étaient les “sujets” des rois de france alors que ceux-ci ont sans cesse été des envahisseurs, et que les Bretons exerçaient chez eux tous les attributs de la souveraineté ? Pourquoi s’acharner à prétendre qu’il y a eu un “traité” en 1532, alors que ce grossier montage est le fruit de la peur, de la contrainte, de la corruption ? Pourquoi inventer l’idée que la Bretagne était obligatoirement condamnée à être digérée par la France? Pourquoi, en somme, alors que nous disposons de toutes les archives historiques, et que plusieurs juristes ont répondu d’une manière particulièrement claire et concordante à ces interrogations (Le Baud, Alain Bouchard, d’Argentré, Marcel Planiol, nous-même….), fabriquer cette nouvelle mythologie après avoir liquidé l’autre ?
C’est à quoi nous répondrons dans une autre chronique, celle-ci une fois assimilée et digérée.
- Mythologie bretonne et mythologie juive. Le rapprochement des deux mythologies, et leur devenir est singulièrement productif pour comprendre le rôle fondamental dans le genèse des Nations.
Nous avons vu que la mythologie bretonne - comme les autres, ni plus ni moins - est une histoire embellie, idéalisée, faite d’une manière telle qu’elle entraine l’adhésion du peuple qui la sécrète, par son caractère miraculeux, exemplaire, souvent admirable.
Plus étonnante encore est la mythologie juive, qui s’est maintenue quasi intacte, malgré son caractère invraisemblable, presque jusqu’à nos jours. Il ya deux générations encore, la quasi totalité des juifs du monde se reconnaissaient dans les belles histoires relatées dans l’Ancien testament.
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LES EXACTIONS VERBALES SUR LE “COLLABORATIONNISME” ET AUTRES CRIMES PRETENDUS DE LA BRETAGNE SONT INJURIEUSES, ET DOIVENT CESSER.
M. Mélenchon, notre ami à tous, qui a osé qualifier le breton de “langue de la collaboration” (!!!!!!!) vient, de ce jour et par la voie d’Internet, d’entrer dans la légende Athurienne, destin auquel il ne s’attendait pas, lui qui était voué à une existence si ordinaire, si plate en tout, et si banale.
Prière à ceux qui manient avec dextérité les boutons de l’ordinateur, de le lui faire savoir. L’adresse du Sénat: 15 rue de Vaugirard, Paris (75006).
Il vient d’apprendre à son pays reconnaissant, que LA LANGUE DE LA COLLABORATION, POUR LES FRANCAIS, FUT LEUR LANGUE, NON UNE AUTRE : les Allemands parlaient cet idiome parfaitement, et n’avaient besoin que de celui-là pour communiquer avec le régime collaborationniste MIS EN PLACE EN FRANCE PAR LES FRANCAIS, par personne d’autre qu’eux. C’est Philippe Pétain, sauf erreur de notre part, qui a serré la main de Hitler à Montoire; il n’était Breton, ni de près, ni de loin. Nos voisins d’Outre Rhin ignoraient TOUT de la langue bretonne, si noble soit elle, et n’étaient pas en mesure de communiquer avec nous en usant de notre idiome.
Les Français - TOUS LES FRANCAIS - sont priés de ne plus y revenir, SVP.
Il serait, de surcroit, particulièrement indécent que d’aucuns, approuvant publiquement les atrocités qui se commettent quotidiennement au Tibet, se croient autorisés à émettre le moindre jugement d’ordre moral sur quoi que ce soit. N’est-ce pas trop que tant de partisans de l’école idéologique qui a à son actif 100 millions de morts, la plus grande catastrophe dont l’humanité s’est rendue responsable, ait encore des héritiers, qui s’en réclament, et qui s’en vantent ?
Il faut que l’on dise haut et fort ce que les Bretons pensent : peuple pacifique, épris de liberté et de respect d’autrui, il condamne toutes les guerres QUI N’ONT JAMAIS ETE LES SIENNES - comme les autres d’ailleurs -, dans lesquelles on l’a entraîné, par force et malgré lui. Celle de 1914-1918 lui a coûté la mort de 240 000 de ses enfants, comme les atrocités de l’assassinat de la Vendée a coûté aux Vendéens 115 000 morts. Il n’est pas bon - pas bon du tout - qu’on insulte la mémoire des Bretons : ILS N’ONT AUCUNE RESPONSABILITE dans ces évènements abominables. LES BRETONS SAVENT QUI LES A ACCOMPLI : que ceux-là se mouchent, qu’ils se mettent à genoux, qu’ils demandent pardon… Il leur est permis d’espérer qu’ils seront pardonnés, rien d’autre. QUANT A MOI : C’EST NON.
Amen.
LES HEBDOMADAIRES QUI, SANS AUCUNE CONNAISSANCE SUR LA BRETAGNE, donnent la parole à des incompétents sont invités à s’informer, ce qui est leur mission naturelle.
On peut aussi, pour mémoire, adresser copie à M. Barbier, au Nouvel observateur (rédaction@nouvelobs.com), et à tous autres journaux qui s’intéressent à la Bretagne (Le Figaro, Le Monde, Libération …. et, pourquoi pas, l’Ouest France et le Télégramme, nos quotidiens nationaux). M. Barbier pourra recommander à ses amis hystoriens, quelques lectures sur l’Antiquité mésopotamienne, égyptienne, grecque, afin qu’on n’ose plus écrire que les Etats indépendants n’existent pas avant le 16 ème siècle, pas davantage que les Nations. Les Etats antiques sont, pour un certain nombre d’entre eux, très structurés, possèdent un Souverain, un Chancelier-Premier ministre, un Conseil de gouvernement, souvent une assemblée délibérative, des gouverneurs de provinces, des bureaux, des scribes, des archives, des régistres comptables (notamment fiscaux), des cadastres. Ils ont des ambassadeurs, font des traités, disposent d’une monnaie, etc. Qu’on cesse donc d’empoisonner notre jeunesse, avec des idées fausses, alors que la Bretagne se signale par un nombre particulièrement élévé de diplomés, qui sont bien loin d’être des débiles.
L’un des derniers ouvrages parus, recommandé à l’ attention de ceux qui ont tout à apprendre sur ces sujets : Les Hittites, qui apparaissent au troisième millénaire avant Jésus Christ (PUF., Que sais-je, numéro 3349, Paris, septembre 2008).
L’Etat Breton - je ne parle pas, bien entendu, de la NATION bretonne, qui est très antérieure -, existe au minimum depuis le 14 ème siècle; il est structuré avant la France par des institutions modernes, comportant, notamment, un “Parlement général de Bretaigne”, qui se réunit tous les deux ans, qui vote les lois et les impôts, qui détient la souveraineté, et sans lequel rien ne se décide dans le Duché, y compris la guerre, la paix, les traités, etc. Au plan Institutionnel, la France ne possèdera d’assemblée véritablement délibérative qu’en 1870, sous la troisième République.
Prière de se recycler d’urgence; si on en est capable.
Idem.
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LA NATION BRETONNE. AVENTURES DE l’HISTOIRE (2008).
31.12.2011 par admin.
AVENTURES DE L’HISTOIRE : UN PERSONNAGE HORS NORMES : LOUIS MELENNEC, BRETON.
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dimanche 13 avril 2008
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LES BRETONS, UNE NATION BEAUCOUP PLUS ANCIENNE QUE LA NATION FRANCAISE.
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Louis Melennec dans le feu de l’action.
Louis Melennec est un personnage original de la vie bretonne et parisienne (où il anime des programme sur des radios associatives). Fort bien pourvu de diplômes et doté d’un culot à toute épreuve, il prend plaisir à malmener les idées reçues à l’aide d’arguments contondants. Difficile à contredire, il développe une verve irrésistible qui fait de lui une grande attraction pour les dîners en ville, les conférences publiques et les débats contradictoires. Cordialement détesté par les derniers tenants des idées maurrassiennes, il a récemment offert au public nantais un vigoureux point de vue alternatif.
Voici le compte rendu fait par l’Agence de presse de Bretagne :
La Nation bretonne est une vieille nation, antérieure à la nation française
C’était lundi soir à Nantes. Le club Bretagne Réalités avait invité le Dr Melennec (*) pour parler de la nation bretonne. Le Dr Melennec se sert des archives historiques pour prouver que la nation bretonne existe et de plus est antérieure à la nation française.Cette conférence s’inscrit dans le cadre de ses recherches sur l’histoire de la Bretagne et de ses Institutions. Elle résume plus de 15 années de lecture attentive des documents disponibles : mémoires, lettres officielles, documents diplomatiques, traités, documents ecclésiastiques, histoires des Bretons (Nennius, Geoffroy de Monmouth, Guillaume de Saint André, Pierre Le Baud, Alain Bouchard, Bertrand d’Argentré, Dom Lobineau, Dom Morice….).
Le docteur Melennec énonce les recherches tâtonnantes des premiers théoriciens de la Nation (Durkheim, Mazzini, Mommsen, Fustel de Coulanges…), puis l’apport capital d’Ernest RENAN, enfin expose son apport personnel à la théorie de la Nation, qu’il définit par cinq critères : le peuple, le territoire, la langue, les croyances et valeurs communes, le sentiment d’appartenance, ce dernier critère étant fondamental.
Soldats francs sous les traits des archers bretons.
La conclusion est péremptoire: « Non seulement les Bretons sont une Nation très ancienne, mais encore, la Nation bretonne est beaucoup plus antique que la Nation française, laquelle a été accouchée par le forceps d’une manière extrêmement autoritaire par les révolutionnaires de 1789, par la réunion forcée des peuples situés à l’intérieur du royaume de France ; lequel, d’ailleurs, n’a eu d’existence effective qu’à partir du début du XVe siècle. »
Louis Melennec est Docteur en droit et en médecine, diplômé d’études approfondies d’histoire, diplômé d’études supérieures de droit public, de droit privé, de droit pénal, ancien chargé de cours des facultés de droit et de médecine, ex-consultant près le Médiateur de la République française, ancien élève de la Sorbonne et de
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JACQUES CHIRAC CONDAMNE : UNE EXCELLENTE NOUVELLE, MAIS QUI ARRIVE HONTEUSEMENT TARD ..
25.12.2011 par admin.
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Derniers articles publiés sur le blog de Louis MELENNEC.
- 15 décembre 2011: LE PROCES DES INSTITUTIONS FRANCAISES : JACQUES CHIRAC CONDAMNE : UNE EXCELLENTE NOUVELLE, MAIS QUI ARRIVE HONTEUSEMENT TARD ..
- 29 septembre 2011: LES CRIMES DE GENOCIDE et les CRIMES CONTRE L’HUMANITE perpétrés en BRETAGNE et en VENDEE par la FRANCE DES DROITS DE L’HOMME en 1793 et en 1794 .
- 22 septembre 2011: MAIS QUE FONT DONC DES FRANCAIS DANS LES FONCTIONS DE “PREFETS” EN BRETAGNE ? ? ?
- 13 septembre 2011: L’ INCROYABLE ROMAN D’AMOUR DES BRETONS ET DE LA FRANCE : LES BRETONS DOIVENT, D’URGENCE, SE RETIRER D’UN PAYS CORROMPU, AU DELA DE CE QUI ETAIT IMAGINABLE .
- 5 septembre 2011: LE POUVOIR MAFIEUX FRANCAIS : Jacques CHIRAC DOIT ETRE JUGE. L’IMPUNITE DES POLITIQUES, CELA SUFFIT !
- 12 août 2011: OU L’ON REPARLE LIBREMENT DE LA CONSTITUTION DE L’ETAT LIBRE DE BRETAGNE, ET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE - DUCHE DE BRETAGNE .
- 30 mai 2011: FRANCE, MERE DE LA DEMOCRATIE ET DES DROITS DE L’HOMME, LE MOMENT VA VENIR OU TU DEVRAS RENDRE AUX BRETONS TOUT CE QUE TU AS DETRUIT ET VOLE .
- 16 mai 2011: CE QUE SERA LA JUSTICE DE LA FUTURE BRETAGNE SOUVERAINE . LA JUSTICE AMERICAINE : UN MESSAGE FORT POUR LA BRETAGNE .
LE PROCES DES INSTITUTIONS FRANCAISES : JACQUES CHIRAC CONDAMNE : UNE EXCELLENTE NOUVELLE, MAIS QUI ARRIVE HONTEUSEMENT TARD ..
15 décembre 2011 par Louis Mélennec.
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JACQUES CHIRAC : ENFIN CONDAMNE !!!! IL ETAIT TEMPS !
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Cette chronique sera brève. Probablement. C’est toujours mon intention lorsque je commence un nouvel article. Mais la plume a cette vertu étonnante : comme le furet, elle court, elle court …. Chaque idée en apporte dix autres, et cela n’a plus de fin.
LES ” DYSFONCTONNEMENTS ” DE LA JUSTICE FRANCAISE SONT MAINTENANT CONNUS ET PUBLICS.
On se doute que je suis parfaitement au courant de ce qui se passe dans l’appareil judiciaire français.
C’est en octobre 1966, alors que je terminais la rédaction de mon épaisse thèse de doctorat en médecine - soutenue à Nantes en janvier 1967 - , que j’ai franchi pour la première fois la porte du ministère des Affaires sociales. Depuis, je n’ai cessé d’avoir des contacts, de plus en plus étroits, avec les cabinets ministériels. Plus tard, avec le premier ministère, et la présidence de la République.
J’ai été membre d’un tribunal social en 1978 (le tribunal du contentieux de l’incapacité de Paris), puis, en 1984, jusqu’en 1992, je suis, quelques mois après ma nomination par le ministère, devenu premier rapporteur de la Cour nationale de l’Incapacité, à la demande unanime des présidents des chambres (qui portent le nom de “sections” à la Cour nationale). A ce titre, si incroyable que cela paraisse, j’instruit, je rapporte oralement devant cette juridiction, MILLE affaires par an, soit cent affaires par mois ouvrable, soit vingt cinq affaires chaque semaine. Au total : CINQ MILLE AFFAIRES CONTENTIEUSES, jugées en appel. De surcroît, à l’époque, le rapporteur - celui à qui les dossiers sont confiés plusieurs semaines avant les audiences de la Cour, avec mission de les “éplucher”, de rédiger un rapport écrit à commenter oralement devant la juridiction nationale, de recommander une solution à la cour pour chaque dossier, présidée par un Conseiller d’Etat, un Conseiller à la Cour des comptes, ou un Conseiller à la cour de cassation -, rédige de surcroît de sa main les décisions judiciaires - plus précisément les MOTIFS (les arguments, en quelque sorte), qui ont conduit la Cour à se ranger aux recommandations et opinions faites par le rapporteur, qui, dans tous les cas, propose à la juridiction d’adopter telle solution plutôt que telle autre. Cela permet de voir, d’entendre, de commencer à comprendre un certain nombre de choses.
Ce n’est pas seulement là, malgré les contacts multiples, notamment avec les hauts magistrats, l’administration, le ministère de tutelle, que j’apprends ce qui se passe dans certaines affaires jugées par l’appareil judiciaire, et les turpitudes effarantes de l’administration, en particulier sur les dizaines de milliers de personnes employées au noir par l’Etat, l’inexécution des décisions de justice, le refus de l’Etat (français) de verser leurs retraites à des agents publics, malgré les décisions prises par les tribunaux administratifs en leur faveur.
Il a fallu de longues années de persévérantes observations - surtout lors de mes fonctions de Consultant près le Médiateur de la république -, de confidences feutrées, de procès personnels intentés contre l’Etat français (en particulier contre Martine AUBRY et Jean Claude GAYSSOT; confere : Mélennec, Aubry, Gayssot), les entretiens avec les députés, les sénateurs, les chefs des groupes parlementaires, que j’ai reconstitué, “débricolé” le fonctionnement pervers de toute la machine. Tout cela était un tabou absolu. Même les magistrats avec lesquels j’étais le plus en confiance, ne livraient rien, ou presque rien : prudence, intérêts de carrière, lâcheté, soumission à la hiérarchie obligent (tout cela est rangé dans le fourre-tout dénommé cocassement : OBLIGATION DE RESERVE !).
Mais un chercheur qui cherche, avec obstination, et qui veut à toutes forces savoir la vérité, trouve.
MADAME EVA JOLY, PRECURSEUR ET HEROÏNE FRANCAISE.
Puis, ont commencé à paraître des livres, dont ceux de madame JOLY, chargée des affaires Elf, Tapie, Dumas (Notre affaire à tous); SCHEIDERMANN (Les juges parlent; Ou vont les juges); SOULEZ-LARRIVIERE (La justice à l’épreuve), … et une multitude d’autres. Je pense que madame JOLY est peu douée pour la politique; le réalisme lui fait totalement défaut : la politique est l’art du possible, et les opinions des autres méritent aussi, assez souvent, d’être prises en considération. Apprendra-t-elle ? Comme magistrat, elle a été et restera un exemple pour les générations futures.
J’ai conservé tous ces livres, mes correspondances avec les pouvoirs publics, ainsi que les articles parus dans la presse (le Monde notamment, journal éminemment partial, nostalgique de Trotskysme, avec les excès effrayants que cette doctrine a entraînées), mais admirablement documenté pour les affaires de justice). Je n’ai donc aucune surprise, lorsque vient enfin le moment, de voir étalés au jour les scandales mettant en cause, principalement, ces hommes vertueux que sont les ministres, les premiers ministres, puis, au moins, un président de la république (française).
En 1996 et en 1997, on apprend - sans aucune sorte d’étonnement, précisons-le, que le siège social du Crédit Lyonnais, à Paris, est anéanti par un gigantesque incendie; l’année suivante, le 19 août 1997, ce sont les bâtiments du même établissement, au Hâvre, qui sont dévorés par le feu. Pas une personne de mon entourage qui ne sache de quoi il s’agit : des preuves compromettantes - pour les gens du système - s’y trouvent : il fallait les faire disparaître. Il en coûte, pour les contribuables 1,6 milliards de francs. Les experts ont démontré que ces incendies étaient criminels.
Pendant ce temps là, madame Joly enquête.
LA CORRUPTION DE TOUT LE SYSTEME.
Tout le monde apprend, avec HORREUR et une REPULSION irrépressible, que François MITTERAND, garant de la Justice, intervenait très fréquemment pour en détourner le cours ! (Le Monde, Des archives dévoilent comment François MITTERAND abusait des interventions individuelles, mercredi 23 juin 1999, page 9). A quand le transfert des cendres de ce héros au Panthéon ????? On dit que M. LANG, qui lui doit tout, milite pour cela.
Pour certains, il y a prescription pour le passé, et incertitude pour les autres, les dossiers étant cachés, détruits, édulcorés, et surtout protégés par des lois iniques, détournées de leur but, en particulier celle dite du “SECRET DEFENSE”. Mais ce n’est qu’un début. Le jour ou les gens du parquet ( = les procureurs), se verront ôter la qualité de magistrats, ce que beaucoup demandent aujourd’hui ouvertement, les choses iront beaucoup mieux. Dès 1997-1998, alors que je préparais ma candidature à la succession de Jacques PELLETIER, Médiateur de la République, je travaillais avec acharnement à un vaste projet de la réforme judiciaire. Les procureurs, simples avocats de l’Etat, y étaient, entant que subordonnés au ministre de la justice - donc au Président de la République -, exécutant servilement leurs ordres, devaient être déchus, et réduits au rôle - d’ailleurs honorable ) de SIMPLES AVOCATS DE L’ETAT, sans aucun autre pouvoir que de plaider aux audiences comme les avocats des autres citoyens, à égalité avec eux. PLUS : avec une déontologie STRICTE, leur interdisant de mentir, même dans ce que l’Etat considérait comme étant son intérêt.
Il va sans dire qu’un projet, qui aurait conduit droit en prison les maffieux qui étaient visés, ne pouvait m’attirer les faveurs du pouvoir.
LA MAFFIA GOUVERNEMENTALE FRANCAISE.
Passons. J’ai dit, publiquement, à une époque ou cela n’était pas courant, devant les micros des rares radios qui avaient le courage de recevoir des gens comme Claude REICHMANN (alsacien), le commandant Pierre GUILLAUME (le célèbre “Crabe-tambourg”, breton par sa mère), moi-même, et d’autres - que le gouvernement fonctionne comme une maffia, la corruption atteignant des niveaux tels que les maffieux de Naples et de Sicile sont des enfants de choeur auprès de nombre des hommes politiques, français et bretons. Tout ce milieu se recrute par clientélisme, complicité dans le même système, adhésion à la même valeur : l’argent, l’égo, ou, si l’on veut, le nombril. (Il y, il faut le dire, des exceptions, j’en ai connu quelques uns, tant chez les politiques que dans la haute administration; les membres des cabinets ministériels - les énarques, si critiqués -, je tiens à apporter mon témoignage sur ce point -, sont d’un niveau technique très élevé, et, si ambitieux soient-ils, très majoritairement dévoués à l’intérêt général; cela a été pour moi, le plus souvent, de m’entretenir avec eux, un vrai bonheur; ce sont des mécaniques intellectuellement formatés à tout comprendre, même si les politiques qu’ils servent ne leur arrivent pas à la cheville). Chaque mois apporte maintenant la preuve que cette analyse était vraie.
Les discours publics, principalement lors des élections, comportent une cinquantaine de mots, pas davantage : le progrès social, les réformes, l’intérêt général, l’équité, et, bien sûr …. LA JUSTICE (!!!!!). Le pays est “gouverné” avec une incompétence inouïe, dans le désordre, la lâcheté, la précipitation, l’un des baromètres étant la rue et ses manifestants.
Aujourd’hui, les scandales ayant éclaté à partir des années 1990- 1995, on sait tellement ce qu’est la vérité, que cela est devenu banal, voire lassant. Confessons-le : plus d’une fois, je me suis mis en danger, et j’ai même conçu des craintes à plusieurs reprises, notamment dans les affaires des emplois au noir, et des pensions indues, financées par les contribuables (bretons et français) pour DES MALADIES INEXISTANTES (Ce scandale a donné lieu à un rapport rédigé par mes soins, remis au Médiateur de la république, en 1995. Il a été publié dans le Canard Enchaîné, grâce aux bons offices de Hervé MARTIN, le 1er novembre 1995, sur la base des informations puisées dans mon rapport. Jacques PELLETIER, Médiateur de la République, a siégé dans mon jury de thèse de doctorat en droit, à Nantes, en 1996).
LA CORRUPTION, en France, atteint des dimensions effrayantes. En 2011, dans le classement des pays vertueux, ce pays arrive …. à la 25 ème place, autant dire le dernier des pays occidentaux, ou presque.
Dans le présent blog, le 5 septembre dernier, j’ai redit pourquoi il est scandaleux que Jacques CHIRAC et tant d’autres aient réussi à se moquer des citoyens, et à échapper aux condamnations qu’ils méritent (Confere : le système mafieux français), AVEC LES COMPLICITES QUE L’ON SAIT. C’est chose faite, pour Jacques CHIRAC, au moins pour l’une des malversations perpétrées par ce politique nul de nullité absolue : il est condamné. Les autres réfléchiront peut-être davantage, il est permis de l’espérer. C’est de lui que Dominique de VILLEPIN a dit : ” Ce type n’a rien dans la cervelle “. Il aurait pu ajouter : ” Nous sommes pareils, il est comme moi : nous sommes frères jumeaux : qui se ressemble s’assemble; d’ailleurs, c’est moi qui lui dicte ses décisions”.
C’est dans cet état d’esprit que j’écris mes articles sur l’histoire de la Bretagne : la vérité est maintenant connue, le jour ou les bretons cesseront de se comporter en esclaves, la justice sera au bout du chemin. Il leur reste à faire comme POPEYE : manger des épinards. Des tonnes d’épinards.
Que sera l’indice de vertu de la Bretagne, lorsqu’elle réapparaîtra sur la scène internationale ? J’en frémis à l’avance. Je l’ai souvent répété : notre constitution devra être exemplaire, prévoir des sanctions d’une extrême sévérité pour tous ceux - président de la République-duché de Bretagne, premier ministre, ministres, députés, MAGISTRATS, fonctionnaires …-, qui, investis de la confiance des citoyens bretons, trahissent leurs fonctions. L’expérience - lamentable - de notre voisin de l’Est nous fournira des contre- exemples précieux sur ce qu’il ne faudra pas faire. Nous avons en nous tout ce qu’il faut pour que soit assuré le respect de nos compatriotes, mais la pratique française nous servira de contre-épreuve et de repoussoir.
J’ai, malgré tout, un sentiment de compassion pour l’ex-président de la république (française). Je ne suis pas de ceux qui se réjouissent de la douleur des autres, même si, comme dans le cas présent, la justice (française) nous a fait attendre. Beaucoup trop longtemps : je sais de quoi je parle.
LA BONNE MARTINE AUBRY : UNE ANTI-HEROÏNE TYPE.
A quand le procès de Martine AUBRY, pour les sommes perçues en espèces pendant toute la durée de ses fonctions de ministre ? TOUT LE MONDE EST AU COURANT DE CETTE AFFAIRE. Personne ne bouge. Aura-t-elle la pudeur de rembourser aux contribuables, ce qu’elle a empoché, en espèces, sans rien déclarer au fisc ??? Et de se taire, enfin, sur ce qu’elle prétend exiger sur ” le partage équitable de la richesse nationale, entre les riches et les pauvres ?” Sur cette affaire importante, lire l’article du juge THIERRY JEAN-PIERRE dans le Monde du 26 juin 2001, page 21, ainsi que, par Google, les articles sur les fonds secrets et les fonds spéciaux : vous serez édifiés.
Louis MELENNEC.
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